6500 kilomètres en 1 mois !!

30/04/2012 - Pays : Australie - Imprimer ce message
 

Tout d'abord, toutes nos plus plates excuses pour ces nouvelles qui ont vraiment tardé à arriver! Je vous laisse maintenant savourer 15 pages de nos folles aventures :D  :

 

 

Hey salut tout le monde!

 

Aujourd'hui c'est avec moi que vous aurez affaire!

Ceux qui ne me connaissent pas penseront surement: “Mais c'est qui celui là?!”

Moi, c'est Romain 23ans.

Mehdi est mon pote depuis qu'on sait à peine marcher, autant dire que je le considère comme un frère! Et Marika depuis qu'ils sortent tous les deux ensemble.


- 48h de voyage...

Ouais, vous louchez pas, c'est bien ce que j'ai écrit ! C'était le prix à payer pour quelqu'un qui veut s'acheter les billets les moins chers en sachant que je les ai pris en Décembre. J'économise ainsi environ 200 euros, ce qui n'est pas rien, Marika et Mehdi ont prévu un gros programe pour le mois que je passerai avec eux...

Big challenge pour moi que de faire ce voyage seul vu mon niveau d'anglais et que mon dernier vol en avion remonte à 13 ans...!


C'est donc le Vendredi 30 Mars à 15h et des bananes, que j'ai pris l'avion avec pour compagnie “Emirates”, je vous passerai les détails (car ça m'évitera bien des moqueries vu le mal que j'avais à me faire comprendre...) et ne vous donnerai que les heures de vol, les escales et les heures d'attentes avec les escales.


Premier vol: Paris-Dubaï 6h40 de vol

2h30 d'attente à DubaÏ

Deuxième vol: DubaÏ-Brisbane 15h55 de vol (avec environ 1h “d'escale technique” à Singapore)

12h d'attente à Brisbane (C'est très long...........)

Troisième vol: Brisbane-Darwin 4h de vol (avec cette fois-ci la compagnie “Jetstar”).


A mon arrivée, je n'ai pas été surpris par le temps car Marika et Mehdi m'avaient bien briefé... Et il faisait extrêmement lourd et chaud!

J'ai été surpris de voir que Mehdi ne m'attendait pas à l'aéroport. Mais Marika m'a acceuilli bras ouverts, avant de m'apprendre que le van avait subit quelques dommages, raison pour laquelle Mehdi n'était pas venu! Un aimable australien nommé Darrell, qui travaille au Camping où M&M's sont logés, a proposé d'emmener Marika me chercher avec sa voiture.


Je suis d'abord un peu surpris par son accent! L'accent australien est vraiment particulier, moi qui ai déjà du mal avec l'anglais de base, je ne comprenais tout simplement rien.


Une fois au camping, c'est avec plaisir que je découvre un Mehdi complètement changé par l'air Australien. En fait, il se rapproche plus de Vendredi (et la vie sauvage). Torse nu, chevelu, barbu.... Comme avec Marika, gros câlin, retrouvailles, joie, bonheur, etc!


Je n'ai pas attendu d'avoir posé mes affaires pour leur montrer la vidéo que plusieurs de leurs amis (et moi) avions faite. Il s'agit d'un montage où les proches que j'ai pu réunir leur laissent un message. (Idée géniale de Nawaz!)

D'ailleurs encore merci à tous, c'était vraiment génial. On a été très ému de toute cette mobilisation :)


Première soirée détente, nous profitons de la piscine, nous nous racontons les nouvelles de France et d'Australie, et nous parcourons des kilomètres à pied pour manger au MacDo du coin, que nous pensions plus près qu'il ne l'était vraiment! (Merci aux jeunes australiens qui nous ont prit en stop au retour!)


Et cette histoire de van alors? Mehdi m'a appris que la veille de mon arrivée, le van a soudainement eu un coup de chaud. Le radiateur a presque lâché. Impossible d'utiliser le van qui est immobilisé jusqu'à réparation... Le lendemain, Mehdi décide de partir en urgence chez un garagiste à 3km/h sur le bas côté. Le verdict est sans appel: Il faut démonter le radiateur, réparer tout et colmater les fissures, pour un total de 500$ et deux journées de perdues!


Sitôt ce problème résolu à moitié (le van continuait de chauffer inexplicablement à l'arrêt), nous avons décidé de partir à l'aventure. En effet, ça ne nous a pas empêché d'aller voir l'une des plus belle cascade de la région, qui se trouve à Litchfield National Park. Pas au bout de nos peines, sur la route, nous passons dans une ville où bizarrement se trouvent un grand nombre de policiers. Comme nous roulons plus ou moins illégalement (deux devant et le troisième sur le lit à l'arrière), la tention monta rapidement, puisqu'ici les amendes, d'après M&M, sont de l'ordre de plusieurs milliers de dollars. Comme par hasard, l'un de ces policiers décide de nous suivre et de nous contrôler. Par chance, il contrôla juste la vignette (comme l'ancienne vignette en France), et ne me vit pas à l'arrière du van, à peine caché. L'arrivée à la cascade nous a permit de bien nous détendre après ces évènements stressants.


Nous dormons alors dans le camping sauvage du parc, près de la cascade.

Je me rends compte que M&M n'avait pas exagéré quand ils m'avaient prévenu pour les moustiques tropicaux.

Après une brève baignade matinale sous la cascade, nous décidâmes de poursuivre la route et de se diriger vers Kakadu, ou comme le dirait Mehdi: “Kakadours”! (Blague qui fait rire Marika à chaque fois!)


C'est avec surprise qu'en arrivant sur place, nous découvrons plusieurs endroits fermés (en fait quasiment tous) pour cause d'inondations à cause de la mousson, dont Ubir (une falaise pleine de peintures aborigènes), et une cascade.

 

Une des routes à Kakadu.... inondée (pour le plus grand plaisir des pêcheurs) Croco d'eau douce ! (Sinon on ne se serait pas permis :) ) 


Après ce premier échec dans l'organisation de notre mois de folie, nous décidons quand même de profiter de notre séjour dans le Northern Territory et notamment pour nous mettre en quête du précieux didgéridoo : un instrument de musique d'origine “aborigène” taillé dans du bois de gommier (ou d'eucalyptus) naturellement creusé par les termites.

Le son très grave de l'instrument me plait énormément et l'objet en lui même est très beau, mais l'authenticité était mon critère le plus important. Mehdi avait, par hasard, trouvé une échoppe assez discrète ou un monsieur vendait des oeuvres aborigènes en tous genre : peintures, boomerangs, paniers et une cinquantaine de didgeridoos. Tous signés par leur artiste qu'ils soient absolument aborigène ou métisse.

Ils nous dit de quelle façon choisir un didgeridoo qui nous convient, car chaque modèle est unique et sort un son différent, ce qu'il nous prouve par la suite grâce à ses talents de musicien.

Il nous donne même un cours particulier et tout le temps nécéssaire pour essayer même les plus chers à 4000$

Finalement, on peut dire que c'est le didgeridoo qui m'a choisi car si avec certains j'arrivai à faire sortir des sons assez moyens (aussi parce que je manque de pratique!), il m'était facile d'obtenir un son correct de celui finalement acheté et puis je trouvais qu'il avait une très jolie sonorité par rapport à d'autres.

Choisir son didgeridoo en fonction du son et de sa facilité à l'utiliser, tels étaient précisément les conseils que le vendeur m'avait donné. Donc ni une ni deux je le prends! Le prix ? 180$ ou 150$ si on paye en cash, pas difficile le bonhomme.

C'est donc contents que nous concluons cette super bonne affaire.

Car il faut dire que dans tous les magasins de souvenirs et attrape-touristes du pays, les didgeridoos made in China et sans aucune personnalité ne manquent pas et pour le même prix !! Je suis bien contente !

 

Au revoir WA :'(    IMG_1663.JPG


Plus tard nous tenterons d'invoquer (pour rire) les Dieux de la pluie avec le dit didgeridoo aux Devil's Marbles, on ne saura que plus tard quelle erreur nous avions commise....


Oui parce que bon, arrivés à Cairns, et bien il n'a tout simplement jamais arrêté de pleuvoir. Pour sauver la mise rien de tel qu'un peu de rafting au milieu de la forêt tropical Nord Queenslandaise. Malheureusement le reste de notre passage près de la Grande barrière de corail n'a été ponctué que de grosses averses, de saison à méduses et crocos en plus du temps qui manquait... Donc pas de petits poissons colorés ou de croisière fantastique pour nous (pour l'instant).

Nous avons tout de même pu fêter nos anniversaires (à Mehdi et moi) autour d'une bonne assiette de viandes de kangourou et de crocodile et sauter en parachute au dessus des îles coraliennes des Whitsundays dès que le soleil refit son apparition !!

 

P1110134.JPG    P1110204.JPG     Après le saut en parachute, rien de tel qu'une petite baignade dans une cascade près d'Airlie Beach :))     Kangoo à gauche et croco à droite 


Skydive:

Le saut en parachute à 14 000 pieds (4300m environ) était réservé! J'apprehendais vraiment le saut pour différentes raisons. Déjà on pensait qu'on ne pouvait pas sauter ensemble ou juste par deux. On a du jouer au poker pour savoir qui sauterait seul (avec le moniteur). Ensuite, je pensais que le fait de ne pas parler aussi bien que mes deux acolytes en anglais, m'handicaperai lors des instructions du moniteur. Mais je savais que comme à chaque fois, le plus gros du stress viendrait au dernier moment...


Vendredi 20 mai, 09:00 am. Airlie beach

C'est l'heure de s'envoyer en l'air! (ça me brûlait les doigts d'écrire ça).

Après un petit déjeuner très léger nous partîmes pour l'aéroport de l'agence.

On pensait que le fait de remplir les documents ainsi que de suivre la “formation” mettrait du temps avant qu'on décolle, hors ce fut super rapide : 20 à 30min!!

Mon moniteur s'appelait Phil, un mec vraiment sympa, vu mon niveau d'anglais il prenait bien le temps de m'expliquer les gestes à faire. Une fois les gestes appris nous sommes partis directement dans le petit avion et l'on a apprit ainsi avec surprise qu'on pouvait tous les trois sauter ensemble. Le vol dura à peine une dizaine de minutes, assez pour admirer le splendide paysage. Entre temps les moniteurs nous parlaient (surement pour nous détendre ;) ), j'ai appris qu'on ne traverserait pas les nuages, qui se trouvaient, si j'ai bien compris, à 4 000 pieds, le parachute devait s'ouvrir au dessus pour qu'on puisse manoeuvrer et les contourner.

On nous fait comprendre qu'il est temps de sauter, après quelques dernières vérifs la porte s'ouvre, Mehdi est le premier à sauter, à peine installé au bord qu'il saute avec son monit. Viens le tour de Marika qui pareil saute en un instant. Malgré le bruit du vent qui s'engouffre dans l'avion et le bruit du moteur, j'arrivai quand même à sentir les battements de mon coeur, plus question de faire demi-tour! Arrivé près de la porte je m'installe comme expliqué par le monit. Sans le vouloir j'ai jeté un rapide coup d'oeil en dessous, ce qui me rendit encore plus nerveux mais pas longtemps car après un rapide décompte le monite s'élança avec moi!


.........Je vous laisse découvrir la suite en vidéo ;)!!!!


http://www.youtube.com/watch?v=o0fsPJmZya8&feature=plcp


Je n'ai pas vraiment de mots pour décrire comment on se sent là-haut et même si le cadre y est pour beaucoup, les sensations n'en restent pas moins époustouflantes. Alors imaginez avec la vue qu'on avait en dessous : cet océan bleu turquoise ponctué d'îles verdoyantes et de voiliers...

A flotter au dessus de tout ça on ne pense plus à rien, on en prend plein les yeux en se laissant simplement porter par le vent

Au final, mes deux seuls conseils pour ceux qui désireraient sauter en parachute dans le futur sont : 1- Choisissez bien l'endroit, cela fera 70% de votre saut (et pour le prix que ça coûte, mieux vaut un paysage qui le mérite)

2- Profitez de chaque seconde en chute libre (pas d'yeux fermés!!) car une fois de retour sur le plancher des vaches, les sensations s'estompent malheureusement très très rapidement.



Kawazaki Z 750:

C'est le nom de cette magnifique moto que j'ai pu piloter durant 3 jours!

Aprés plusieurs recherches Mehdi avait trouvé un site de location de moto pas trop cher et qui prêtait l'équipement: “Thrill rider”.

Thrill rider était une entreprise récente tenue par un jeune couple trés sympathique, Julie et Nick, ils proposaient deux types de moto: suzuki M50 et la fameuse Z750.

On ne mit pas longtemps à remplir les papiers pour filer direct en ville tester la bécane et surtout visiter Brisbane de nuit! Même si il était difficile pour moi de me concentrer sur la route et sur le paysage, j'ai pu quand même voir pas mal de belles choses, dont celle qui m'aura le plus marqué, le passage sur le pont avec en arriere plan les gratte-ciels illuminés. Ils m'ont ensuite fait visiter leur toute premiere auberge de jeunesse, celle la même que je voyais derriere mon écran quand on se parlait sur skype il ya 7 mois, Mehdi fut ému de revoir ce lieu ou tout commença.


Ce retour à Brisbane marquait aussi la “fin” de ce tour d'Australie, ça y est la boucle est bouclée. Et revenir dans cette ville où tout à commencé, là où déjà tant de souvenirs ont été laissé ça fait quand même quelque chose.


Le lendemain, on ne mit pas longtemps à prendre la route. Le planning était chargé pour le peu de temps qu'on louait la moto. Les villes qu'on devait visiter étaient: Nimbin, Wardell et Byron Bay. Enorme tension que de piloter cette moto car la dernière fois que j'ai monté une moto, était en Janvier lors du dernier examen du permis. En plus de ça la Z750 étant une grosse cylindré, non seulement elle était lourde mais en plus elle était puissante 100Ch contre 74ch la moto de l'auto école... A rajouter en plus, le fait de conduire dans un pays étranger où la conduite est a gauche. Mais je vous rassure tout s'est passé à merveille! Je ne suis pas tombé une seule fois, même pas à l'arret!! héhé!

On roula une bonne petite heure sur l'autoroute australienne avant de se prendre une averse de grelon suivie d'une douche froide, rien de tel pour commencer sa journée en moto!

Mehdi qui était avec Marika dans le van pas trés loin de moi, régla le GPS entre deux shoot de photo, pour quitter l'autoroute et prendre les petits chemins.

Que du plaisir ces chemins et ces virages qui s'enchainaient devant moi!!!!!

Bon j'avoue qu'en tant que jeune motard, j'ai eu droit à une ou deux bonnes petites frayeurs face aux virages sérrés, aux quelques nids de poule, aux routes boueuses en travaux, et j'en passe. Mais toutes ces situations vécues ici me serviront plus tard en France ou ailleurs quand j'aurai ma propre moto!

Nous arrivons enfin à Nimbin première ville de notre road trip moto. On nous avait prévenu que c’était une ville de hippies mais c'etait loin de ce que j'avais imaginé!

Marika et moi sommes partis faire quelques courses, en l'espace de 10 minutes déja 3 personnes nous proposaient des “chocolats du bonheur” ou des “cookies marijuana” ou tout simplement de la “weed”! Chaque boutique arborait divers signes hippies dont l'un des plus connus qui représente une feuille, non pas la feuille du drapeau canadien, l'autre... :)

 

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Pour ma part, Nimbin m'est apparue comme une ville incroyable, pleine de couleurs. Et malgré les quelques propositions plus ou moins directes pour nous vendre de la marijuana, Nimbin est très vivante, musicale, parfumée (à l'encens ou autres...). Elle se vante elle-même des festivals un peu spéciaux qu'elle organise et qui attirent les curieux des 4 coins de l'Australie, dont le plus connu : Mardi Grass ! Haha..

Bien qu'elle soit le repère de hippies ou rastas en tout genre on s'est bien marré à Nimbin et c'est le plus important.

 

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Nous partimes ensuite en direction de Wardell, qui se trouvait à environ 200km.

J'ai pu faire la rencontre du gérant du caravan park de Wardell. Marika et Mehdi qui étaient déja passé dans cette ville, m'avaient raconté que du bien sur ce gérant et ses trois beaux chiens. L'un d'eux était aveugle depuis la naissance mais son handicap ne l'empêchait pas d'être joueuse avec les autres. On alla à la plage que nous conseillait le gérant, histoire de faire de beaux clichés et de respirer le bon air que nous offrait l'océan pacifique. De tous les endroits ou j'ai pu dormir Wardell était le meilleur endroit ou je me suis senti reposé, chaud mais pas au point d'en transpirer comme un dingue et ,a part un ou deux oiseaux, silencieux.

Malheureusement on ne pu rester qu'une nuit.

 

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A mon tour de jouer les bikers ! Enfin plutôt la passagère. Direction Byron Bay, et malgré l'inconfort de la moto, les sensations, elles, sont bel et bien là. C'est une toute autre façon d'apprécier la route qui s'ouvre à moi ; les couleurs, les odeurs, sentir le vent, tout ça est décuplé comme si on les sentaient pour la première fois et qu'en voiture on était coupé de tout ça. Un grand moment de liberté !

Notre prochaine et derniere ville était Byron bay. L'endroit révé pour n'importe quel jeune sachant faire du surf, skate et j'en passe, je dis ça parce que hormis les restaurants, je n'ai vu que des magasins de fringues et de sport de glisse! Un bel endroit peuplé que de jeunes gens (sérieusement je crois pas avoir vu un seul couple agé dans la ville!!).

Il nous resta pas beaucoup de temps avant de repartir direct pour Brisbane, Mehdi en profita pour me shooter une dernière fois avec son appareil, noix de coco à la main: Marika et moi avions acheté du jus de coco qu'on pouvait boire à même la noix.

 

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Le retour se fit de nuit et sur l'autoroute, première pour moi qui ai toujours roulé de jour.


La route et ses caravan parks :


Les premières nuits passées sous la tente furent assez difficile. Il faisait trés chaud et humide à Darwin, quand je me couchais en sueur, je me levais en sueur. En plus étant dans un endroit que je ne connaissais pas, au moindre bruit je me réveillais. Et en Australie, les animaux ont des cris vraiment particuliers et se déchaînent au levé du soleil, donc pas de grasse matinée ! Autre inconvénient du camping : les insectes...en particulier les moustiques et les mouches! J'ai jamais vu des moustiques aussi voraces!!J'ai compté plus de 40 piqures de moustiques en 1 mois, et encore je m'en suis pas sorti trop mal si je me compare à M&M's. Ensuite, les mouches! Vous pensiez que les mouches en France étaient chiantes, collantes et vicieuses? C'est que vous n'avez pas rencontré leurs cousines australiennes ! Mais là encore ce n'était rien comparé à ce que mes deux acolytes avaient vécu dans le sud.

Bon malgré tout ça, j'ai quand même eu plaisir à faire du camping. Ca ma rappelé plein de souvenirs de quand j'étais môme, et je pense que le fait de laisser pendant un mois son lit et d'autres conforts, au retour, on les apprécie 100 fois plus, toutes ces petites choses qui font notre confort.

Tout au long du voyage j'ai pu tester divers caravan parks. Du plus sordide et flippant (Nimbin) au plus sophistiqué et accueillant (Wardell). Chacun m'aura marqué et laissé de très bons souvenirs!


Il n'y aurait pas eu autant de caravan park sans autant d'heures passées sur la route, de bonnes heures! Malgré la chaleur et la fatigue des heures passées dans le van, il y avait toujours des moments de gros délires, entre Mehdi avec sa danse des bras et du buste trés particulière que je n'arrive pas toujours à imiter ou la chanson entrainante de Marika “heeeeeeey moula ma changolaaaaaaaaah”!! (video à l'appuis, oui oui:)).

Mulemba Xangola" ! Peut être qu'un jour tu réussira à le prononcer !


Rafting:


Une trés bonne idée de Marika que de faire du rafting! On réserva la veille et on venait nous chercher le lendemain matin pour passer toute la journée à ramer dans les rapides courants d'eau de Tully. On décida de bien manger pour ne pas être trop KO lors du parcours du matin, même si un barbecue était prévu par l'agence. Oeufs, Bacon, champignons, tartines et jus de fruit, le bon gros dej' du champion, ce qui nous vallu un petit peu de retard :p!

 

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Une fois arrivés grâce au minibus et payé à l'agence on embarqua dans un autocar bondé de personnes de diverses nationalités. On ne mit pas moins d'une heure et demi pour arriver à destination, entre temps on nous avait passé une vidéo des consignes de sécurité avec un petit formulaire à remplir.

On devait ensuite se rendre devant notre matos pour s'équiper, assignés à un numéro de groupe. On fit la rencontre de nos camarades du rafting, une anglaise et un anglais et une hong kongaise ainsi que notre moniteur australien (qui d'ailleurs ressemblait beaucoup à l'oncle déjanté qui joue dans “touche pas à mes filles”) tous trés sympa!

Il pleuvait et l'eau était glacée, ce qui n'etait pas trop mal pour se réveiller et nous donner un bon coup de fouet! La matinée se passa tranquillement, rien d'exceptionnel. On nous expliqua aprés que c'etait juste une petite mise en bouche et que le plus fun du parcours viendrait aprés! On en profita pour se présenter chacun et écouter notre moniteur qui nous raconta diverses histoires sur la nature qui nous entourait (enfin moi j'essayais de comprendre..:D) dont une si j'ai bien compris: Un arbre faisait pousser des fruits qui contenaient de l'alcool et certain animaux en les mangeant devenaient ivres et tombaient dans l'eau!


Vint l'heure du barbecue! Saucisses, steak hachés, salade, tomates, oignons...etc, dans un campement aménagé en pleine forêt près de l'eau. On fit la rencontre d'un français avec un fort accent du sud qui venait d'etre embauché comme moniteur, quel veinard!

Nous reprimes ensuite notre place dans le canoe ou chacun avait trouvé sa place favorite: M&M's devant (c'etait ceux qui étaient les plus arrosés),moi au milieu à coté de la honkgongaise, les deux anglais derrière avec le moniteur. Pour éviter que ce soit l'arnachie sur le canoë, notre moniteur nous donnait plusieurs ordres différents tel un capitaine de bateau. “Forward paddle” pour pagayer en avant, “back paddle” pour les coups de pagaye en arrière, tout ça en rythme. Il y avait d'autres ordres comme par exemple, pour s'assoir dans le canoe, pour tous se mettre à gauche ou à droite. Il nous arrivait même de sauter dans le canoe quand celui ci se retrouvait coincé entre deux rochers. D'ailleurs on rigolait pas mal quand ce fut le tour d'un groupe asiatique avec pour moniteur un japonais déjanté à la voix stridente, l'un d'eux prenait tellement de plaisir à sauter dans le canoë, que ça lui donnait un air malsain...XD!!!

Bref, l'aprés-midi se passa super bien, et on enchaina des petites cascades des courants avec parfois une histoire de notre moniteur, on s'arreta à un énorme rocher pour qu'on puisse sauter à environ 4 mètres de hauteur, dans l'eau, poussant un cri ou en tapant la pose. Chaque réussite de notre équipe était accueillie d'un bon cri de guerre!

 

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A la fin de la journée le moniteur nous félicita, il nous avait trouvé au top, réactif et ordonné! L'agence du rafting proposait un prix de groupe pour acheter les photos prises à differents endroits de la descente, et on a pu se mettre tous ensemble d'accord pour les prendre.


Ce voyage en australie a été une superbe expérience même si je suis resté qu'un mois. Avant je ne m'imaginais pas vivre à l'étranger mais maintenant je sais que c'est carrement possible! Mon seul regret aura ete de ne pas avoir assez parlé anglais car je sais que je suis passé à coté de belles rencontres! Maintenant je suis super motivé à apprendre l'anglais! Je rentre avec beaucoup de souvenirs en tête et énormément de photos dans mon disque dur.


Merci à Marika et Mehdi de m'avoir motivé et d'avoir préparé ce mois de dingue que je n'oublierai jamais. Désolé pour mes moments ou j'ai été lourd! J'espere vraiment qu'on se refasse un tel voyage et qui sait avec d'autres amis en plus qui pourront nous suivre dans nos délires.

Continuez à nous faire réver par vos histoires et vos photos!

Gros bisous à vous deux! On se revoit bientôt ;)!!!!!!!


PS: Il m'arrivait souvent de deconner sur le fait que l'Australie est un pays dangereux par sa faune et sa flore. Et j'imaginais à chaque fois des histoires grotesques mettant fin à mon voyage, du genre: glisser sur une flaque d'huile et tomber la tête la premiere ou m'etouffer en mangeant une frite de chez macdo. A chaque fois j'ajoutais à la fin “Et c'est ainsi que s'acheva son périple...” ce qui faisait marrer à tous les coups Marika et Mehdi!

Deux semaines se sont écoulées depuis mon retour en France et je peux maintenant vous le dire de derrière mon écran:


Et c'est ainsi que s'acheva son périple...”

 

Pour terminer ma part de l'article, j'aimerai dire aussi merci à Romain d'être venu de si loin "juste" pour s'éclater avec nous. Et aussi désolée si on t'as fait miroiter un voyage qui n'a pas tout à fait été comme on l'aurait souhaité !

 

 

Longtemps avant l'arrivée de Romain, j'essayais d'imaginer le pire, du genre “Et si le van nous lachait juste avant qu'il arrive?


Je vais donc commencer mon histoire par: Les emmerdes.


31 mars, 4h00 de l'après-midi, et 23 heures avant l'arrivée de Romain. Brusque surchauffe du moteur, plus rien ne répond. Nous nous arrêtons en détresse sur la route, et constatons que le moteur fume. Nous ne laissons refroidir quelques minutes et repartons au Camping (par chance nous étions juste à côté!).


Le lendemain matin, un test nous permet de constater que le réservoir de liquide de refroidissement, ainsi que le radiateur, sont tous deux fissurés et troués, et recrachent donc automatiquement tout liquide de refroidissement... Le van est HS pour le moment, et Romain arrive dans quelques heures! Par chance, un australien barbu et fort aimable se propose avec le sourire de regarder le moteur et d'aller chercher Romain à l'aéroport! Cela dit, il ne peut pas emmener plus d'une personne, c'est donc Marika qui ira chercher le bougre, et je les attendrai au camping.


Me voilà, assis, attendant impatiemment, quand tout à coup... Le voici! Après avoir attendu si longtemps sa venue, j'ai du mal à réaliser que mon meilleur pote est bien ici en Australie avec nous. Un vrai bonheur. Après le visionnage d'un petit film émouvant où pas mal de nos amis nous disent tous qu'ils pensent à nous, nous entamons gaiement ce mois d'allégresse par une bonne séance piscine!


Il nous faudra par la suite deux jours pour faire réparer tout le système de refroidissement, voyant notre portefeuille amputé d'un budget qui était alors réservé à ce mois d'Avril à venir. Mais qu'importe, Romain est là et il faut passer à autre chose! Nous avons déjà perdu trop de temps, et à peine le van réparé, nous filons vers Litchfield National Park pour profiter du paysage et nous baigner dans une magnifique cascade à l'eau cristalline.

 

Florence Falls     P1100629.JPG 


Tout notre trajet du mois d'Avril se fera dans l'illégalité, puisque nous n'avons que deux sièges et que la police sanctionne sévèrement les “passagers clandestins” qui de fait ne peuvent pas mettre de ceinture. Mais sur la route nous faisons preuve d'une extrême prudence. Le seul soucis à prendre en compte pourrait être un éventuel contrôle de police. Mais jusqu'à Avril, nous n'en avons pas eu un seul.


Direction Lichtfield donc... Et presque arrivé, voilà qu'une voiture de police nous prend en chasse d'une certaine distance. Moi au volant, Marika à côté, Romain derrière, je décide de vite rentrer dans un Camping, et de me garer discrètement. La voiture de police arrive, je dis à Marika de sortir, comme si nous allions réserver, de sorte que le policier ne s'intéresse pas à l'intérieur du véhicule. Malheureusement, il est allé inspecter l'avant et la vignette, ayant alors Romain (qui avait oublié de se cacher...) en ligne directe de vue. Mais ce gentil monsieur a fait preuve d'une myopie extraordinaire, et n'a pas vu la vache en plein milieu du couloir.


Stressés mais soulagés, nous reprenons la route. C'est alors que le moteur se remet à chauffer de façon inhabituelle. Peu importe, nous partons profiter de la cascade.


Après une nuit dans un camp près de la zone de baignade, nous filons pour le Kakadu National Park, l'un des plus grandioses selon tous les dire. Le trajet nous fait comprendre que le van a désormais du mal à avaler les distances (à cause du système de refroidissement défectueux). Nous prévoyons alors de passer 3 jours au parc, afin d'en voir un maximum, celui-ci étant très étendu. Durant ces trois jours, nous nous sommes dirigés vers tous les points qui nous intéressaient, sans jamais pouvoir les atteindre. Les routes étaient toutes fermées pour cause d'inondation.

De Kakadu, nous n'aurons finalement rien vu. C'est donc pris d'une certaine amertume que nous quittons le parc pour nous diriger vers Katherine et ses incroyables gorges et canyons, où nous prévoyons de faire du canoé.

 

Ne pas se fier aux apparences, c'est infesté de crocos en bas P1110009.JPG

 

Arrivé sur place, je décide d'aller voir un garagiste, car je soupconne le van de ne pas pouvoir affronter la distance restante dans cet état. Comme je ne souhaite pas perdre une nouvelle journée pour nous trois, je décide de déposer Marika et Romain à l'entrée des gorges, avant de revenir en ville pour trouver un garagiste.


Seulement, nous sommes le lundi de pâque, et tout est fermé et n'ouvre que dans... 4 jours. Marika m'appelle alors pour me dire que le fleuve est à un niveau trop haut ce qui empêche toute navigation touristique (et donc canoé) du fait de la présence de crocodiles.

Malgré toutes ces déconvenues, nous gardons courage, même si je dois avouer avoir à ce moment là le moral à zéro, ayant tant attendu l'arrivée de Romain, et ayant souhaité lui faire passer le meilleur mois de sa vie. Vu l'état du van, l'énorme temps perdu et les dépenses imprévues (je devais remplir le réservoir de liquide de refroidissement tous les jours), nous décidons plein d'amertume d'abandonner la partie “Uluru – Alice Springs” de notre itinéraire du mois d'Avril.

Direction alors les “Devil's Marbles”, près de la route menant à l'est du pays et nous ramenant au Queensland. Ces “billes” sont en fait des rochers érodés, dont la forme ovale semble faire penser qu'il suffirait de les pousser pour les faire rouler. Bien sur ce n'est pas le cas! Les Devil Marbles étaient un véritable plaisir pour les yeux, et l'après midi s'est déroulée dans les rires et la bonne humeur, à prendre des photos toutes plus amusantes les unes que les autres.

 

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Nous repartons alors pour le Queensland, direction Cairns. A près de 500km de la ville, je me retrouve à dormir l'arrière du van, pendant que Marika conduit et que Romain s'occupe. Tout d'un coup Romain me réveille, très serein, pour me dire qu'une voiture de police nous a pris en chasse. Croyant d'abord qu'il rigole, mais comprenant ensuite qu'il est très sérieux, je décide alors de me cacher sous le lit en me contorsionnant comme jamais. Quelle poisse! Le policier arrive, annonce à Marika qu'elle était en excès de vitesse. Le rideau qui sépare l'arrière de l'avant du véhicule est complètement ouvert, et l'homme a une vision parfaite du lit. Après de longues minutes d'explication, il s'en va. Gros soulagement! Certes, il n'y a rien de glorieux dans cette situation mais tout de même, nous ne sommes pas passés loin.


Nous voilà donc à Cairns pour quelques jours de repos après plusieurs autres de route continue. C'était sans compter sur une pluie torentielle qui n'a pas arrêté une seule et unique fois durant 4 longues journées... Impossible de sortir, nous sommes coincés dans le van à nous matter des séries. Le simple trajet van-toilettes nous fait prendre une sacrée douche, et croyez moi, lorsqu'il pleut non stop c'est très emmerdant de vivre dans un van!


Le dernier jour de pluie nous décidons de prendre la pluie à son jeu en bookant pour une journée de rafting à travers les cascades de Tully. Nous rencontrons à l'occasion d'autres jeunes avec qui nous partagerons notre radeau. Se jeter dans les rapides, et pagayer au milieu de ces cascades incroyables, le tout en rigolant toutes les 2 minutes... Il nous fallait bien ça! Un vrai délice!


Le lendemain, le soleil pointe enfin le bout de son nez. Nous nous dirigeons vers Mission Beach où nous passons la soirée, en compagnie de deux nouvelles voyageuses Allemande avec qui nous rigolons et discutons avec grand plaisir.


Direction ensuite Airlie Beach, centre touristique de la Grande barrière de corrail. Un coup de téléphone, notre saut en parachute est réservé. Nous choisissons la version extrême (14 000 pieds), et l'enregistrement vidéo et photo de l'évènement. Pas besoin d'en dire plus, Romain a tout décrit. C'était absolument INCROYABLE!!!!!!


Le reste de notre route nous ramène en quelques jours à Brisbane, où Marika et moi comprenons que notre tour de l'Australie vient d'être officiellement bouclé. Un périple absolument inimaginable, que les quelques (nombreux) mots que vous pouvez lire ici ne peuvent restranscrire. Brisbane est la ville de notre coeur, et nous partageons à Romain avec beaucoup d'émotions les souvenirs que nous y avons. Mais pas le temps de pleurer, nous avons réservé une moto pour 3 jours, afin que Romain puisse s'éclater un maximum! Le livreur arrive, la moto est sublime.


Encore une fois, pas le temps de tergiverser, nous voilà de nuit dans les rues incroyables de Brisbane. Romain semble en transe, et rien ne pourrait le lui reprocher. Les routes australiennes sont toutes somptueuses, et la vue de Brisbane de nuit est un véritable délice, surtout quand on le savoure au dos d'un tel engin!


Les 3 jours qui suivent nous descendons pour un périple Brisbane-Byron Bay-Brisbane, à travers certaines des plus belles nationales de la région. Enchainement de virages à travers les colines, longues lignes droites au milieu des arbres où le long de la côte... Rien ne manque. Nous en profitons pour passer la nuit à Wardell, où se situe un Caravan Park que nous avions absolument adoré lors de notre premier passage. Bref, Romain a également tout décris, ces trois jours auront été un plaisir à mon avis inoubliables pour nous trois. Car mon meilleur pote en a profité pour nous faire monter derrière lui, afin de profiter avec lui des sensations procurées par la bête. Et que dire, Marika et moi voulons désormais passer le permis moto! Inoubliable tout simplement.


En conclusion, ce mois d'Avril aura été une catastrophe, d'un point de vue péripéties innatendues, emmerdes à répétition provoquant une chute libre des budgets temps et argent... Difficile à digérer lorsque l'on sent qu'on a attendu ce mois des années durant. Certes il ne s'agit pas de nous appitoyer, nous n'avons pas vécu dans la misère, très loin de là, et là n'est pas le propos! Mais nous avons tous connu cette sensation, lorsqu'on a attendu des semaines durant pour quelque chose, que nous y avons mis énormément de coeur, que tout semblait prêt et calibré dans nos esprits et que finalement rien ne se passe comme prévu. Surtout que ce mois avait déjà été nommé “le meilleur de notre vie!”. Difficile surtout lorsque l'on sait que jusqu'ici, Marika et moi avions géré sans aucun problème toutes les composantes de notre voyage. C'était vraiment important pour moi que Romain vive une aventure inoubliable.


Mais tous ces ennuis semblent ne peser qu'un microgramme lorsque nous nous remémorons ces quelques semaines. En un mois nous avons vécu ce qui nécessite habituellement plusieurs années. Nous avons vu des paysages inoubliables, à travers déserts et plages. La moto, le parachute, le rafting sont tout aussi importants que les moments tout simples à se matter des séries le soir en mangeant un repas chaud bien mérité. Les longs trajets à se marrer, à dormir, et à s'emmerder ne sortiront pas de ma tête de si tôt.


Bref, lorsque Romain nous a quitté pour embarquer, nous avons été un peu sonné. Il partait, et nous nous retrouvions seuls, avec l'étrange envie de rentrer à la maison avec lui. Difficile de laisser quelqu'un qu'on a pris tant de plaisir à retrouver, même pour quelques mois! 


Mais Marika et moi avons encore beaucoup à vivre durant les quelques semaines suivantes, et nos plans vont alors rapidement se modifier. Départ prévu pour le japon le 22 mai. Nous voilà avec 3 semaines et demi pour vendre le van et organiser le départ. Nous nous pensions larges...

 

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Par Nona
le 10/06/2012 à 13:08:34
C'est trop beau! Jvous aime on se voit bientôt! Trop cool que Romain ai passé un super mois.A très vite vite!

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